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Bienvenue sur Le site du Parti Radical de Gauche de Seine-Maritime |
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 Le 30 Septembre s'est tenue notre assemblée générale.
Ce fut l'occasion de faire le point sur l'avancée de notre formation en Seine-Maritime. Notre bilan n'a pas à faire rougir. Notre nombre d'élus est en constante augmentation et notre présence dans les élections locale prouve notre dynamisme.
Mais il y a encore beaucoup à faire. Je tiens à remercier les militants qui ont renouvelé nos instances. Je sais que nous pouvons compter sur vous pour porter haut et fort les couleurs du Radicalisme de Gauche. Renouvelé, notre Bureau Fédéral est fin prêt pour affronter les importantes échéances à venir. Les élections présidentielle et législatives. Nous pouvons dors et déjà dire que nous seront présent pour soutenir François Holland dans sa conquête de l’Élysée. En ces temps de crise seul un président de gauche, au fait de la réalité quotidienne des Français est à même de faire les bon choix.
Après 9 années d'UMP, la liste des cadeaux fait à ceux qui n'en avaient pas besoin, et aussi longue que celle des augmentations que supportent les plus démunies. Ne nous laissons pas embourber dans des querelles de chiffres. Jugeons sur les actes de ceux qui détricotent les Services Publics et le Pacte Républicain depuis trop longtemps. Les Radicaux veulent plus de justice sociale, fiscale, et morale. Un service public de qualité, répondant aux besoins de proximités des citoyens dans les territoires. C'est pourquoi nous allons œuvrer à porter le vainqueur de la primaire citoyenne à la présidence de la république.
En Seine-Maritime aussi, nous seront présent aux élections législatives, pour soutenir à l'Assemblée Nationale l'action du futur gouvernement, et apporter la plus-value Radicale aux Français. Avec les difficultés actuelles, une Europe Fédérale forte, la Laïcité, l'Humanisme, le Solidarisme et la tolérances sont autant de valeurs porteuses d'espoirs.
Daniel LESUEUR Président du PRG de Seine-Maritime Conseiller Régional Maire-adjoint de Barentin.
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Clip PRG pour les Primaires à Gauche.
- par Mickael
le 19/09/2011 - 22:37
Primaires à Gauche : Votez Jean-Michel BAYLET.
- par Mickael
le 19/09/2011 - 21:21
 VOTEZ Jean-Michel BAYLET !!VOTEZ POUR L’AUDACE à GAUCHE !La République a fait la France, et les Radicaux sont fiers de lui avoir donné de grandes lois : suffrage universel, laïcité, liberté d’association, liberté syndicale…
Cet héritage républicain est aujourd’hui ce qu’il y a de plus solide et de plus nécessaire dans notre société. Depuis plusieurs années, il a pourtant été touché dans son fondement et ses valeurs par une droite suffisante et arrogante, plus soucieuse de défendre ses pouvoirs que de servir les intérêts de notre pays ! Le Parti Radical de Gauche a toujours défendu les valeurs de la gauche républicaine, laïque, moderne, éprise de justice, de solidarité, de fraternité, de générosité, intransigeante sur ses valeurs et ouverte sur l’économie et les entreprises.
Voilà les raisons de notre engagement et notre appel à voter Jean Michel BAYLET les 9 et 16 octobre prochains. Pour le rassemblement de la Gauche, en Seine-Maritime, votez et faites voter Jean-Michel BAYLET !
contact@prg76.org – www.prg76.org ... / ... 
 VOTEZ Jean-Michel BAYLET !!VOTEZ POUR L’AUDACE à GAUCHE !La République a fait la France, et les Radicaux sont fiers de lui avoir donné de grandes lois : suffrage universel, laïcité, liberté d’association, liberté syndicale…
Cet héritage républicain est aujourd’hui ce qu’il y a de plus solide et de plus nécessaire dans notre société. Depuis plusieurs années, il a pourtant été touché dans son fondement et ses valeurs par une droite suffisante et arrogante, plus soucieuse de défendre ses pouvoirs que de servir les intérêts de notre pays ! Le Parti Radical de Gauche a toujours défendu les valeurs de la gauche républicaine, laïque, moderne, éprise de justice, de solidarité, de fraternité, de générosité, intransigeante sur ses valeurs et ouverte sur l’économie et les entreprises.
Voilà les raisons de notre engagement et notre appel à voter Jean Michel BAYLET les 9 et 16 octobre prochains. Pour le rassemblement de la Gauche, en Seine-Maritime, votez et faites voter Jean-Michel BAYLET !
contact@prg76.org – www.prg76.org 
Ma Région Septembre 2011
- par Mickael
le 07/09/2011 - 23:08
Après des mois d'été marqués, comme souvent, par les hausses de toutes sortes et notamment des produits de premières nécessités, sur fond de suppression d'emplois et de fermetures de classes, voici que la droite face à ses échecs sur front du chômage, nous rebat les oreilles avec ses discours lénifiants sur l'apprentissage. Présentés comme une deuxième chance surtout pour les élèves en échec scolaire, cette filière en prise directe avec les entreprises deviendrait tout à coup la panacée universelle... Ainsi, sans concertation comme à son habitude, le Ministère de l’Éducation Nationale a modifié les orientations des lycées techniques. Résultats : 13 254 m² d'ateliers et un parc de 1683 machines-outils financées par la Région, sont désormais inutiles !
L'enseignement technologique qui permettait de monter le niveau des formations Bac, va disparaitre de nos lycées avec les conséquence que l'on sait, surtout pour les jeunes issus des classes populaires !
vouloir remplacer l'enseignement technologique par l'apprentissage ne réglera pas le problème récurrent du chômage, de la précarité et de l'échec scolaire !
La complémentarité entre les enseignements généraux comme technologiques doit redevenir la règle et non l'exception ! C'est à ce prix que les jeunes Normands reprendrons confiance en l'avenir, dans l'emploi... En CDI plutôt qu'en petits boulots !
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Après des mois d'été marqués, comme souvent, par les hausses de toutes sortes et notamment des produits de premières nécessités, sur fond de suppression d'emplois et de fermetures de classes, voici que la droite face à ses échecs sur front du chômage, nous rebat les oreilles avec ses discours lénifiants sur l'apprentissage. Présentés comme une deuxième chance surtout pour les élèves en échec scolaire, cette filière en prise directe avec les entreprises deviendrait tout à coup la panacée universelle... Ainsi, sans concertation comme à son habitude, le Ministère de l’Éducation Nationale a modifié les orientations des lycées techniques. Résultats : 13 254 m² d'ateliers et un parc de 1683 machines-outils financées par la Région, sont désormais inutiles !
L'enseignement technologique qui permettait de monter le niveau des formations Bac, va disparaitre de nos lycées avec les conséquence que l'on sait, surtout pour les jeunes issus des classes populaires !
vouloir remplacer l'enseignement technologique par l'apprentissage ne réglera pas le problème récurrent du chômage, de la précarité et de l'échec scolaire !
La complémentarité entre les enseignements généraux comme technologiques doit redevenir la règle et non l'exception ! C'est à ce prix que les jeunes Normands reprendrons confiance en l'avenir, dans l'emploi... En CDI plutôt qu'en petits boulots !

Editorial Septembre 2011
- par Mickael
le 13/08/2011 - 00:56
Les congés s'achèvent à peine et une campagne électorale chasse l'autre.
Les résultats des cantonales sont encourageants. Je pense notamment au Havre ou Yves Bertrand à tenu la dragée haute à la droite au second tour. Maquer le but de 50 voies dans un canton traditionnellement de droite est un exploit. Mais aussi au canton de Cany-Barville et Lillebonne ou Robert Benmerah et Paul Dhaille ont fait de bons scores. A noter que le PRG est la deuxième force de Gauche dans la Ville de Lillebonne.
Je tiens, au nom du bureau fédéral, à remercier nos candidats d'avoir su porter les idées Radicales. Mais aussi et surtout nos militants qui par leur engagement et leur détermination font progresser notre parti dans le département depuis plus de 10 ans. C'est un travail de longue halène, nous pouvons en être fière.
Voici maintenant, la campagne des Primaires de la Gauche. Comme vous le savez les couleurs de notre formation sont portée par notre président Jean-Michel Baylet. C'est une occasion unique de participer à une campagne d'envergure nationale en compétition directe avec les candidats socialistes. Les récents sondages d'opinions font valoir que les idées du PRG sont appréciés à hauteur de 10% par électeurs de Gauche. Il est donc nécessaire que notre programme soit le plus largement diffusé pour continuer à faire progresser nos idées.
J'invite donc tous les militants, les sympathisants, et tout ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs d'Humanisme, de Solidarisme, de Tolérance, et de Laïcité à nous rejoindre. S'engager au côté du Parti Radical de Gauche, c'est s'engager pour la défense de la République. Le 9 Octobre votez Jean-Michel BAYLET.
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Les congés s'achèvent à peine et une campagne électorale chasse l'autre. Les résultats des cantonales sont encourageants. Je pense notamment au Havre ou Yves Bertrand à tenu la dragée haute à la droite au second tour. Maquer le but de 50 voies dans un canton traditionnellement de droite est un exploit. Mais aussi au canton de Cany-Barville et Lillebonne ou Robert Benmerah et Paul Dhaille ont fait de bons scores. A noter que le PRG est la deuxième force de Gauche dans la Ville de Lillebonne. Je tiens, au nom du bureau fédéral, à remercier nos candidats d'avoir su porter les idées Radicales. Mais aussi et surtout nos militants qui par leur engagement et leur détermination font progresser notre parti dans le département depuis plus de 10 ans. C'est un travail de longue halène, nous pouvons en être fière. Voici maintenant, la campagne des Primaires de la Gauche. Comme vous le savez les couleurs de notre formation sont portée par notre président Jean-Michel Baylet. C'est une occasion unique de participer à une campagne d'envergure nationale en compétition directe avec les candidats socialistes. Les récents sondages d'opinions font valoir que les idées du PRG sont appréciés à hauteur de 10% par électeurs de Gauche. Il est donc nécessaire que notre programme soit le plus largement diffusé pour continuer à faire progresser nos idées. J'invite donc tous les militants, les sympathisants, et tout ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs d'Humanisme, de Solidarisme, de Tolérance, et de Laïcité à nous rejoindre. S'engager au côté du Parti Radical de Gauche, c'est s'engager pour la défense de la République. Le 9 Octobre votez Jean-Michel BAYLET. 
Editorial Janvier 2011
- par Mickael
le 13/08/2011 - 00:44
Bonne et heureuse année 2011
La fédération de Seine-Maritime ne dérogent pas à la règle : tous nos vœux vous accompagnent pour faire de 2011 une belle et grande année pour vous-même comme pour votre famille, qu'elles soient professionnelles associative ou sportives !
Comme l'année passé vous pouvez compter sur notre disponibilité et notre vigilance pour vous défendre contre les injustices et les inégalités de plus en plus visible dans la France et l'Europe d'aujourd'hui.
Car l'actuel locataire de l'Élysée et son Gouvernement ne cessent d'entamer un peut plus chaque jours ce qui nous tiens le plus à cœur, le Pacte Laïque et Républicain . Ce contrat qui permet la cohésion nécessaire entre les Hommes et les Territoires pour se réaliser !
Égal accès aux savoirs, à l'emploi, aux soins, au logement, retraite par répartition, sécurité sociale, droite de vote, égalité devant la justice...
Oui, l'article premier de la Constitution reste pleinement d'actualité et il est temps que chacun en fasse sa maxime quotidienne : "La France est une République Laïque, Démocratique et Sociale".
C'est cela qui fonde notre identité nationale et qu'il faut faire cultiver et entretenir à chaque instant !! ... / ... 
Bonne et heureuse année 2011 La fédération de Seine-Maritime ne dérogent pas à la règle : tous nos vœux vous accompagnent pour faire de 2011 une belle et grande année pour vous-même comme pour votre famille, qu'elles soient professionnelles associative ou sportives ! Comme l'année passé vous pouvez compter sur notre disponibilité et notre vigilance pour vous défendre contre les injustices et les inégalités de plus en plus visible dans la France et l'Europe d'aujourd'hui. Car l'actuel locataire de l'Élysée et son Gouvernement ne cessent d'entamer un peut plus chaque jours ce qui nous tiens le plus à cœur, le Pacte Laïque et Républicain . Ce contrat qui permet la cohésion nécessaire entre les Hommes et les Territoires pour se réaliser ! Égal accès aux savoirs, à l'emploi, aux soins, au logement, retraite par répartition, sécurité sociale, droite de vote, égalité devant la justice... Oui, l'article premier de la Constitution reste pleinement d'actualité et il est temps que chacun en fasse sa maxime quotidienne : "La France est une République Laïque, Démocratique et Sociale". C'est cela qui fonde notre identité nationale et qu'il faut faire cultiver et entretenir à chaque instant !! 
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Discours de cloture de l'université d'été.
- par Mickael
Une première étape d'un gouvernement économique fédéral de l'Europe ?
- par Mickael
Et si la crise financière traversée par la Grèce permettait à l’Europe de franchir le rubicon d’une gouvernance économique fédérale ? C’est dans tous les cas le sentiment naissant des députés radicaux de gauche et apparentés, qui, « défenseurs de longue date d'une Europe fédérale qui assume pleinement son rôle politique, ont voté sans réserve le plan de soutien à la Grèce », lors de l'examen du collectif budgétaire présenté à l'Assemblée.
Pour les députés radicaux, à l'heure où la crise économique mondiale « met en évidence l'impuissance des États à apporter seuls des solutions pérennes », cette première action européenne coordonnée doit constituer l'amorce du réel gouvernement économique au niveau de l'Union que les radicaux de gauche ont toujours appelé de leurs voeux.
« Il s'agit d'un impératif si l'Europe souhaite se doter des moyens de faire face aux difficultés financières, économiques et sociales qui s'annoncent pour plusieurs autres États membres, dont la France n'est pas des moindres », ont indiqué les parlementaires dans un communiqué.
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Et si la crise financière traversée par la Grèce permettait à l’Europe de franchir le rubicon d’une gouvernance économique fédérale ? C’est dans tous les cas le sentiment naissant des députés radicaux de gauche et apparentés, qui, « défenseurs de longue date d'une Europe fédérale qui assume pleinement son rôle politique, ont voté sans réserve le plan de soutien à la Grèce », lors de l'examen du collectif budgétaire présenté à l'Assemblée.
Pour les députés radicaux, à l'heure où la crise économique mondiale « met en évidence l'impuissance des États à apporter seuls des solutions pérennes », cette première action européenne coordonnée doit constituer l'amorce du réel gouvernement économique au niveau de l'Union que les radicaux de gauche ont toujours appelé de leurs voeux.
« Il s'agit d'un impératif si l'Europe souhaite se doter des moyens de faire face aux difficultés financières, économiques et sociales qui s'annoncent pour plusieurs autres États membres, dont la France n'est pas des moindres », ont indiqué les parlementaires dans un communiqué.

Situation de la Grèce
- par Mickael
28-04-2010 - Paul GIACOBBI
Ma question s’adresse à Mme la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.
Ce qui arrive à la Grèce est le signe précurseur du fait que nous sommes désormais entrés, après la crise bancaire dans celle des trésors publics. Le Portugal et, plus encore, l’Irlande, l’Espagne sont clairement les prochains sur la liste et une récente étude du McKinsey Institute a rappelé l’énormité de l’endettement global du Royaume-Uni, concluant trivialement que l’on ne sort d’une telle situation que par le défaut de paiement, l’inflation ou en se serrant la ceinture !
Pis encore, depuis quelques semaines, les taux d’intérêt des bons du trésor américain ont dépassé les taux représentatifs de la prise de risque sur les obligations privées. Les États se sont terriblement endettés pour sauver les banques et les marchés répondent par des attaques spéculatives contre les trésors publics qui leur ont permis de survivre.
Face à ces attaques, il ne semble exister aucune solidarité des États. L’Allemagne, par exemple, a dépensé 35 milliards d’euros pour recapitaliser la banque Hypo Real Estate, mais semble plus réticente à sauver le crédit de la République hellénique. De même, trois pays de l’Union européenne ont pu, vous le savez, décider en une nuit de sauver Dexia, mais la zone euro dans son ensemble ne semble pas si pressée de porter secours à l’un de ses États membres.
Au fond, si la Grèce était non pas un État mais une banque, la zone euro, la BCE ne l’aurait-elle pas sauvée depuis longtemps déjà ?
La crise des trésors publics qui éclate ces jours-ci se profile en réalité depuis deux ans et va prolonger de plusieurs années la crise économique du monde occidental, et surtout celle de l’Europe.
La France a défendu avec détermination une position courageuse sur la réglementation financière et sur la refonte du système monétaire international. Notre gouvernement est-il déterminé, dans le cadre de la présidence du G20, à faire en sorte que les trésors publics se défendent enfin solidairement contre la spéculation du système financier ?
Réponse de M. François Fillon, Premier Ministre
Monsieur Giacobbi, je voudrais tout d’abord faire remarquer que si la Grèce est aujourd’hui dans une telle situation, ce n’est pas parce qu’elle s’est endettée pour aider ses banques, c’est parce qu’elle s’est endettée tout court et qu’elle a conduit une politique dont le fruit est un déficit presque double de celui qui avait été annoncé. (« Tout à fait ! » sur les bancs du groupe UMP.)
Je voudrais profiter de votre question pour m’adresser à tous ceux qui spéculent aujourd’hui contre la Grèce et, au fond, contre la monnaie européenne. Je veux leur dire de la façon la plus claire qui soit que les États de la zone euro vont assumer toutes leurs responsabilités à l’égard de la Grèce. Nous serons aux côtés de la Grèce comme cela a été décidé au dernier Conseil européen.
Si le gouvernement allemand a pu sembler hésiter, cette impression se dissipera aujourd’hui même. Mme Merkel doit s’exprimer dans quelques minutes et je ne doute pas qu’elle adoptera exactement la même position que le gouvernement français et l’ensemble des États européens.
Nous devons arrêter cette spéculation qui est irrationnelle, qui n’a rien à voir avec la réalité des finances publiques grecques, même si celle-ci est sérieuse. La seule façon de le faire est de réunir immédiatement les 30 milliards d’euros que les pays européens ont permis de prêter à la Grèce pour lui permettre de faire face à ses échéances dans des conditions convenables.
Pour le reste, vous avez raison, monsieur Giacobbi : la France mène le combat pour une réforme profonde du système monétaire ; je vous remercie de l’avoir rappelé. J’entendais hier un député du parti socialiste s’en prendre au Gouvernement qui n’aurait pas de résultats sur ce sujet ; il aurait pu, plutôt, nous apporter son soutien, car il est vrai que nous avons du mal à convaincre l’ensemble des pays qui, s’agissant de cette crise financière, ont une responsabilité. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.) Je pense aux États-Unis, où les débats au Congrès, comme vous le savez, ne vont pas dans le bon sens. Je pense à d’autres pays européens. Je pense à la Chine, où se trouve aujourd’hui le Président de la République. Ces pays doivent, avec nous, prendre leurs responsabilités pour changer les règles d’un système financier qui autorise aujourd’hui une spéculation immorale, une spéculation qui n’a aucun fondement, contre un État que nous allons ensemble protéger, comme nous allons protéger notre monnaie. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.) ... / ... 
28-04-2010 - Paul GIACOBBI
Ma question s’adresse à Mme la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.
Ce qui arrive à la Grèce est le signe précurseur du fait que nous sommes désormais entrés, après la crise bancaire dans celle des trésors publics. Le Portugal et, plus encore, l’Irlande, l’Espagne sont clairement les prochains sur la liste et une récente étude du McKinsey Institute a rappelé l’énormité de l’endettement global du Royaume-Uni, concluant trivialement que l’on ne sort d’une telle situation que par le défaut de paiement, l’inflation ou en se serrant la ceinture !
Pis encore, depuis quelques semaines, les taux d’intérêt des bons du trésor américain ont dépassé les taux représentatifs de la prise de risque sur les obligations privées. Les États se sont terriblement endettés pour sauver les banques et les marchés répondent par des attaques spéculatives contre les trésors publics qui leur ont permis de survivre.
Face à ces attaques, il ne semble exister aucune solidarité des États. L’Allemagne, par exemple, a dépensé 35 milliards d’euros pour recapitaliser la banque Hypo Real Estate, mais semble plus réticente à sauver le crédit de la République hellénique. De même, trois pays de l’Union européenne ont pu, vous le savez, décider en une nuit de sauver Dexia, mais la zone euro dans son ensemble ne semble pas si pressée de porter secours à l’un de ses États membres.
Au fond, si la Grèce était non pas un État mais une banque, la zone euro, la BCE ne l’aurait-elle pas sauvée depuis longtemps déjà ?
La crise des trésors publics qui éclate ces jours-ci se profile en réalité depuis deux ans et va prolonger de plusieurs années la crise économique du monde occidental, et surtout celle de l’Europe.
La France a défendu avec détermination une position courageuse sur la réglementation financière et sur la refonte du système monétaire international. Notre gouvernement est-il déterminé, dans le cadre de la présidence du G20, à faire en sorte que les trésors publics se défendent enfin solidairement contre la spéculation du système financier ?
Réponse de M. François Fillon, Premier Ministre
Monsieur Giacobbi, je voudrais tout d’abord faire remarquer que si la Grèce est aujourd’hui dans une telle situation, ce n’est pas parce qu’elle s’est endettée pour aider ses banques, c’est parce qu’elle s’est endettée tout court et qu’elle a conduit une politique dont le fruit est un déficit presque double de celui qui avait été annoncé. (« Tout à fait ! » sur les bancs du groupe UMP.)
Je voudrais profiter de votre question pour m’adresser à tous ceux qui spéculent aujourd’hui contre la Grèce et, au fond, contre la monnaie européenne. Je veux leur dire de la façon la plus claire qui soit que les États de la zone euro vont assumer toutes leurs responsabilités à l’égard de la Grèce. Nous serons aux côtés de la Grèce comme cela a été décidé au dernier Conseil européen.
Si le gouvernement allemand a pu sembler hésiter, cette impression se dissipera aujourd’hui même. Mme Merkel doit s’exprimer dans quelques minutes et je ne doute pas qu’elle adoptera exactement la même position que le gouvernement français et l’ensemble des États européens.
Nous devons arrêter cette spéculation qui est irrationnelle, qui n’a rien à voir avec la réalité des finances publiques grecques, même si celle-ci est sérieuse. La seule façon de le faire est de réunir immédiatement les 30 milliards d’euros que les pays européens ont permis de prêter à la Grèce pour lui permettre de faire face à ses échéances dans des conditions convenables.
Pour le reste, vous avez raison, monsieur Giacobbi : la France mène le combat pour une réforme profonde du système monétaire ; je vous remercie de l’avoir rappelé. J’entendais hier un député du parti socialiste s’en prendre au Gouvernement qui n’aurait pas de résultats sur ce sujet ; il aurait pu, plutôt, nous apporter son soutien, car il est vrai que nous avons du mal à convaincre l’ensemble des pays qui, s’agissant de cette crise financière, ont une responsabilité. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.) Je pense aux États-Unis, où les débats au Congrès, comme vous le savez, ne vont pas dans le bon sens. Je pense à d’autres pays européens. Je pense à la Chine, où se trouve aujourd’hui le Président de la République. Ces pays doivent, avec nous, prendre leurs responsabilités pour changer les règles d’un système financier qui autorise aujourd’hui une spéculation immorale, une spéculation qui n’a aucun fondement, contre un État que nous allons ensemble protéger, comme nous allons protéger notre monnaie. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.) 
Les propositions du Parti radical de Gauche pour les retraites.
- par Mickael
Jean-Michel Baylet
PARIS, 29 avril 2010 (AFP).
- Le Parti radical de Gauche (PRG) a rendu publiques jeudi ses propositions pour une réforme des retraites, notamment "passer à un système toujours de répartition, mais à points" et instaurer une "politique des temps sociaux" reconnaissant pénibilité ou travail bénévole.
Lors de leur comité directeur national mercredi, les radicaux de gauche ont adopté à l'unanimité un rapport dans lequel ils estiment que "l'approche actuelle du gouvernement, purement comptable et financière, est vouée à l'échec si elle ne s'élargit pas à une réflexion globale sur la société et ses évolutions".
La réforme doit "d'abord comporter un volet consacré à la lutte contre le chômage", ciblée sur jeunes et seniors, et également "s'appuyer sur un plan de relance industrielle".
Elle doit ensuite "consolider le système par répartition en proposant de nouvelles sources de financement pour tenir compte de l'évolution de la part salariale dans la valeur ajoutée (qui n'a cessé de diminuer depuis 20 ans) et du ratio actifs/inactifs".
Il faut "accepter de taxer plus fortement les dividendes, de revenir sur certaines diminutions de charges sociales et sur certaines exemptions fiscales", "réfléchir à une taxation plus juste des patrimoines", jugent-ils.
La réforme doit "enfin stabiliser durablement l'âge de départ en retraite".
"Certes allongée", l'espérance de vie en bonne santé "reste à peine supérieure à 60 ans", note le parti présidé par l'ancien ministre Jean-Michel Baylet.
Pour eux, "allonger les durées de cotisation exigées revient donc à allonger les périodes chômées si on ne tient pas compte des mutations de la société".
Les radicaux de gauche proposent ainsi une politique des "temps sociaux" qui "reconnaissent le travail bénévole (cinq pour cent du Produit intérieur brut), la pénibilité au travail et la prise en charge du +cinquième risque dépendance+".
Il faut instaurer un "système progressif et conséquent de bonus" à la fois pour les jeunes qui effectuent des stages, des temps d'apprentissages et pour les personnes dépassant volontairement l'âge de la retraite.
Le PRG propose également "comme de nombreux mutualistes", de "passer à un système toujours de répartition, mais à points, en rejetant les formules à la suédoise".
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Jean-Michel Baylet
PARIS, 29 avril 2010 (AFP).
- Le Parti radical de Gauche (PRG) a rendu publiques jeudi ses propositions pour une réforme des retraites, notamment "passer à un système toujours de répartition, mais à points" et instaurer une "politique des temps sociaux" reconnaissant pénibilité ou travail bénévole.
Lors de leur comité directeur national mercredi, les radicaux de gauche ont adopté à l'unanimité un rapport dans lequel ils estiment que "l'approche actuelle du gouvernement, purement comptable et financière, est vouée à l'échec si elle ne s'élargit pas à une réflexion globale sur la société et ses évolutions".
La réforme doit "d'abord comporter un volet consacré à la lutte contre le chômage", ciblée sur jeunes et seniors, et également "s'appuyer sur un plan de relance industrielle".
Elle doit ensuite "consolider le système par répartition en proposant de nouvelles sources de financement pour tenir compte de l'évolution de la part salariale dans la valeur ajoutée (qui n'a cessé de diminuer depuis 20 ans) et du ratio actifs/inactifs".
Il faut "accepter de taxer plus fortement les dividendes, de revenir sur certaines diminutions de charges sociales et sur certaines exemptions fiscales", "réfléchir à une taxation plus juste des patrimoines", jugent-ils.
La réforme doit "enfin stabiliser durablement l'âge de départ en retraite".
"Certes allongée", l'espérance de vie en bonne santé "reste à peine supérieure à 60 ans", note le parti présidé par l'ancien ministre Jean-Michel Baylet.
Pour eux, "allonger les durées de cotisation exigées revient donc à allonger les périodes chômées si on ne tient pas compte des mutations de la société".
Les radicaux de gauche proposent ainsi une politique des "temps sociaux" qui "reconnaissent le travail bénévole (cinq pour cent du Produit intérieur brut), la pénibilité au travail et la prise en charge du +cinquième risque dépendance+".
Il faut instaurer un "système progressif et conséquent de bonus" à la fois pour les jeunes qui effectuent des stages, des temps d'apprentissages et pour les personnes dépassant volontairement l'âge de la retraite.
Le PRG propose également "comme de nombreux mutualistes", de "passer à un système toujours de répartition, mais à points, en rejetant les formules à la suédoise".

Débat sur l'évolution de l'emploi industriel en France
- par Mickael
Gérard CHARASSE
Monsieur le président, Madame la ministre, Mes chers collègues,
J’ai la conviction que ce débat est essentiel.
Nous sommes à un tournant. En effet, la question de l’industrie en France est posée, le sujet traverse toutes les couches de la population, les partis politiques, les organisations syndicales.A un tournant, car nous avons assisté, avec désespoir parfois, avec pugnacité dans des combats, peu ont été gagnés, avec violence aussi, au départ de nos industries, aux délocalisations, terme d’ailleurs inventé pour cela. Dans le bassin d’emploi de Vichy, j’ai vu Sediver, archétype de l’entreprise privée européenne, partir en Chine et en Amérique du sud, déboutée deux ans après de la justification économique donnée à son départ, justification qui n’était, nous l’avions dit, qu’une mauvaise excuse. J’ai vu se réduire puis s’en aller Manurhin, filiale de Giat aujourd’hui Nexter. Cinq ans après, l’analyse économique de l’époque s’avère, nous l’avions dit, fausse au point que la production n’a pu reprendre ailleurs et que l’armée française qui s’équipait à Cusset et Bellerive, en faisant travailler 1.200, 700 puis 400 personnes, achète sur étagère, plus cher, des munitions que l’on hésite à charger dans le canon d’un Rafale à 53 millions d’euros. J’ai aussi vu se réduire mais rester Applifil : cette délocalisation sans analyse devait se faire une nuit au coup de poing. Nous nous y sommes physiquement opposés ! Le patron avait pourtant reçu le soutien du Medef local et, d’une certaine manière, de l’État, trouvant que molester un parlementaire était amnistiable.Ces trois événements qui existent hélas à des centaines d’exemplaires dans d’autres départements, pour montrer la dimension collective, d’intérêt général de l’acte de production lorsqu’il mobilise des moyens à cette échelle : cela justifie la nécessité pour l’État de s’intéresser et d’agir dans ce secteur.
Ajoutons deux choses à cet argument qui vaut à toutes les échelles. D’abord l’interdépendance avec le secteur tertiaire voire ce que nous appelons le quaternaire. Ce secteur mis en avant, vit, dans mon département, pour moitié de la commande industrielle, pour l’autre, de la commande et des anticipations des ménages dont le dynamisme tient aux revenus du travail, de la redistribution, tout cela lié également mais indirectement à l’industrie.
Dans l’Allier, en période de crise, c’est l’industrie qui amortit les chocs de conjoncture. Le tertiaire plonge, l’industrie, elle, est écornée en raison de la nature de l’outil de production lourd à l’actif des bilans, des engagements financiers qui font des banques des partenaires obligés et je n’évoque pas à dessein la fierté de ce que l’on appelle encore parfois les « maisons » industrielles, PME, PMI, TPE s’identifiant à un territoire et à son service.
L’engagement public dans l’industrie a connu deux temps : le temps de « l’Etat entrepreneur» s’appuyant notamment sur la constitution de « champions nationaux» ; le temps de « l’Etat facilitateur » avec, par exemple, la constitution de pôles de compétitivité et les interlocuteurs de l’État ont d’abord été les grands groupes. Mais la mesure d’une unité de production n’est pas celle du groupe qui la soutient et en évoquant parfois une TPE, l’État ne comprend pas toujours qu’il est face au média d’un grand groupe dont les intérêts à Vichy par exemple représentent un ou deux pour cent de son compte d’exploitation et dont l’intérêt pour la structure n’est que de savoir si c’est un bon centre de coût ou de profit.
En fait, face aux atermoiements d’aujourd’hui, la question est de savoir si la politique industrielle a encore une place. A partir de l’histoire et de l’actualité, nous, Radicaux, répondons que oui. C’est grâce à l’action publique que la France dispose d'entreprises dans les tout premiers rangs mondiaux et d'avantages décisifs de compétitivité dans l'aéronautique, l'espace, le TGV, le pétrole et l'énergie nucléaire… De plus, la globalisation marque à l’évidence une pause ; la poursuite de la libéralisation des marchés financiers est mise en cause par la crise bancaire ; l'effacement de la nationalité des entreprises dans les OPA et LBO géants questionne l’opinion ; les fonds souverains des pays pétroliers, la sous-évaluation de la monnaie chinoise, la raréfaction des ressources, la course à la sécurisation des approvisionnements en matières premières, la reconquête de l'influence russe… tout nous dit la nécessité d’une politique industrielle, et avec cinq piliers : l’initiative, l’outil, le financement, les Hommes, l’aménagement.
L’initiative doit d’abord être partagée. Il n’y a pas de honte pour un État à dire qu’il veut devenir la terre d’accueil de la recherche, du développement de telle ou telle industrir : orientation politique à choisir et à assumer sur le long terme, où la continuité républicaine doit être respectée, les petits calculs locaux bannis. Mais l’initiative doit aussi être celle des industriels. Un patron de PME doit pouvoir dire à l’État qu’il a besoin d’aide dans ses projets de réactivité en France comme à l’étranger ; nous avons développé tant de corps intermédiaires qu’aucun chef d’entreprise modeste ne peut avoir accès à la pleine mesure des leviers publics : d’où l’idée d’une Agence européenne de l'innovation industrielle adossée à la Banque européenne d'investissement. Deuxièmement l’outil de production : c’est le cœur de l’efficience, où l’investissement doit porter. C’est d’ailleurs, en matière de balance commerciale, ce qui fait la différence avec notre voisin allemand : une remise à niveau s’impose pour les investissements : les fonds du CIR pourraient être efficacement utilisés.
Troisièmement le financement. Une entreprise sur deux est en situation de sous-capitalisation, menace permanente sur l’entreprise et les emplois. Pour y remédier, au-delà des fonds d’adossement régionaux déjà utilisés, il faut mobiliser des fonds aujourd’hui captés (l’épargne française…) par des banques aux desseins variés, parfois très éloignés de notre pays.Quatrièmement, les femmes et les hommes. Comment faire fonctionner un système industriel sans eux ? La difficulté c’est l’adaptation. C’est donc vers la formation continue que doit porter l’effort. Les Radicaux ont déjà proposé la mise en place du Revenu d’Insertion Professionnelle (RIP) et du compte individuel formation ; d’autres y ont réfléchi et voulu les axes de mesures efficaces dans le domaine.
Enfin, que celles et ceux qui regardent encore d’un bien mauvais œil l’État s’engager dans le secteur économique, veuillent bien considérer cela comme un investissement. Si l’engagement de l’État est mesuré, juste, les entreprises vivront mieux, se développeront et c’est avec à la clé pour nos territoires, de l’emploi, de la redistribution, de la confiance, un cercle vertueux que, par essence et par construction l’investisseur privé, solitaire, isolé ignore.Telles sont, chers collègues, les options défendues par les Radicaux, fruit de réflexions, de confrontations avec la réalité et à cet égard, madame le ministre, qui méritent l’attention du gouvernement./.
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Gérard CHARASSE
Monsieur le président, Madame la ministre, Mes chers collègues,
J’ai la conviction que ce débat est essentiel.
Nous sommes à un tournant. En effet, la question de l’industrie en France est posée, le sujet traverse toutes les couches de la population, les partis politiques, les organisations syndicales.A un tournant, car nous avons assisté, avec désespoir parfois, avec pugnacité dans des combats, peu ont été gagnés, avec violence aussi, au départ de nos industries, aux délocalisations, terme d’ailleurs inventé pour cela. Dans le bassin d’emploi de Vichy, j’ai vu Sediver, archétype de l’entreprise privée européenne, partir en Chine et en Amérique du sud, déboutée deux ans après de la justification économique donnée à son départ, justification qui n’était, nous l’avions dit, qu’une mauvaise excuse. J’ai vu se réduire puis s’en aller Manurhin, filiale de Giat aujourd’hui Nexter. Cinq ans après, l’analyse économique de l’époque s’avère, nous l’avions dit, fausse au point que la production n’a pu reprendre ailleurs et que l’armée française qui s’équipait à Cusset et Bellerive, en faisant travailler 1.200, 700 puis 400 personnes, achète sur étagère, plus cher, des munitions que l’on hésite à charger dans le canon d’un Rafale à 53 millions d’euros. J’ai aussi vu se réduire mais rester Applifil : cette délocalisation sans analyse devait se faire une nuit au coup de poing. Nous nous y sommes physiquement opposés ! Le patron avait pourtant reçu le soutien du Medef local et, d’une certaine manière, de l’État, trouvant que molester un parlementaire était amnistiable.Ces trois événements qui existent hélas à des centaines d’exemplaires dans d’autres départements, pour montrer la dimension collective, d’intérêt général de l’acte de production lorsqu’il mobilise des moyens à cette échelle : cela justifie la nécessité pour l’État de s’intéresser et d’agir dans ce secteur.
Ajoutons deux choses à cet argument qui vaut à toutes les échelles. D’abord l’interdépendance avec le secteur tertiaire voire ce que nous appelons le quaternaire. Ce secteur mis en avant, vit, dans mon département, pour moitié de la commande industrielle, pour l’autre, de la commande et des anticipations des ménages dont le dynamisme tient aux revenus du travail, de la redistribution, tout cela lié également mais indirectement à l’industrie.
Dans l’Allier, en période de crise, c’est l’industrie qui amortit les chocs de conjoncture. Le tertiaire plonge, l’industrie, elle, est écornée en raison de la nature de l’outil de production lourd à l’actif des bilans, des engagements financiers qui font des banques des partenaires obligés et je n’évoque pas à dessein la fierté de ce que l’on appelle encore parfois les « maisons » industrielles, PME, PMI, TPE s’identifiant à un territoire et à son service.
L’engagement public dans l’industrie a connu deux temps : le temps de « l’Etat entrepreneur» s’appuyant notamment sur la constitution de « champions nationaux» ; le temps de « l’Etat facilitateur » avec, par exemple, la constitution de pôles de compétitivité et les interlocuteurs de l’État ont d’abord été les grands groupes. Mais la mesure d’une unité de production n’est pas celle du groupe qui la soutient et en évoquant parfois une TPE, l’État ne comprend pas toujours qu’il est face au média d’un grand groupe dont les intérêts à Vichy par exemple représentent un ou deux pour cent de son compte d’exploitation et dont l’intérêt pour la structure n’est que de savoir si c’est un bon centre de coût ou de profit.
En fait, face aux atermoiements d’aujourd’hui, la question est de savoir si la politique industrielle a encore une place. A partir de l’histoire et de l’actualité, nous, Radicaux, répondons que oui. C’est grâce à l’action publique que la France dispose d'entreprises dans les tout premiers rangs mondiaux et d'avantages décisifs de compétitivité dans l'aéronautique, l'espace, le TGV, le pétrole et l'énergie nucléaire… De plus, la globalisation marque à l’évidence une pause ; la poursuite de la libéralisation des marchés financiers est mise en cause par la crise bancaire ; l'effacement de la nationalité des entreprises dans les OPA et LBO géants questionne l’opinion ; les fonds souverains des pays pétroliers, la sous-évaluation de la monnaie chinoise, la raréfaction des ressources, la course à la sécurisation des approvisionnements en matières premières, la reconquête de l'influence russe… tout nous dit la nécessité d’une politique industrielle, et avec cinq piliers : l’initiative, l’outil, le financement, les Hommes, l’aménagement.
L’initiative doit d’abord être partagée. Il n’y a pas de honte pour un État à dire qu’il veut devenir la terre d’accueil de la recherche, du développement de telle ou telle industrir : orientation politique à choisir et à assumer sur le long terme, où la continuité républicaine doit être respectée, les petits calculs locaux bannis. Mais l’initiative doit aussi être celle des industriels. Un patron de PME doit pouvoir dire à l’État qu’il a besoin d’aide dans ses projets de réactivité en France comme à l’étranger ; nous avons développé tant de corps intermédiaires qu’aucun chef d’entreprise modeste ne peut avoir accès à la pleine mesure des leviers publics : d’où l’idée d’une Agence européenne de l'innovation industrielle adossée à la Banque européenne d'investissement. Deuxièmement l’outil de production : c’est le cœur de l’efficience, où l’investissement doit porter. C’est d’ailleurs, en matière de balance commerciale, ce qui fait la différence avec notre voisin allemand : une remise à niveau s’impose pour les investissements : les fonds du CIR pourraient être efficacement utilisés.
Troisièmement le financement. Une entreprise sur deux est en situation de sous-capitalisation, menace permanente sur l’entreprise et les emplois. Pour y remédier, au-delà des fonds d’adossement régionaux déjà utilisés, il faut mobiliser des fonds aujourd’hui captés (l’épargne française…) par des banques aux desseins variés, parfois très éloignés de notre pays.Quatrièmement, les femmes et les hommes. Comment faire fonctionner un système industriel sans eux ? La difficulté c’est l’adaptation. C’est donc vers la formation continue que doit porter l’effort. Les Radicaux ont déjà proposé la mise en place du Revenu d’Insertion Professionnelle (RIP) et du compte individuel formation ; d’autres y ont réfléchi et voulu les axes de mesures efficaces dans le domaine.
Enfin, que celles et ceux qui regardent encore d’un bien mauvais œil l’État s’engager dans le secteur économique, veuillent bien considérer cela comme un investissement. Si l’engagement de l’État est mesuré, juste, les entreprises vivront mieux, se développeront et c’est avec à la clé pour nos territoires, de l’emploi, de la redistribution, de la confiance, un cercle vertueux que, par essence et par construction l’investisseur privé, solitaire, isolé ignore.Telles sont, chers collègues, les options défendues par les Radicaux, fruit de réflexions, de confrontations avec la réalité et à cet égard, madame le ministre, qui méritent l’attention du gouvernement./.

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