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Une première étape d'un gouvernement économique fédéral de l'Europe ?
- par Mickael
Et si la crise financière traversée par la Grèce permettait à l’Europe de franchir le rubicon d’une gouvernance économique fédérale ? C’est dans tous les cas le sentiment naissant des députés radicaux de gauche et apparentés, qui, « défenseurs de longue date d'une Europe fédérale qui assume pleinement son rôle politique, ont voté sans réserve le plan de soutien à la Grèce », lors de l'examen du collectif budgétaire présenté à l'Assemblée.
Pour les députés radicaux, à l'heure où la crise économique mondiale « met en évidence l'impuissance des États à apporter seuls des solutions pérennes », cette première action européenne coordonnée doit constituer l'amorce du réel gouvernement économique au niveau de l'Union que les radicaux de gauche ont toujours appelé de leurs voeux.
« Il s'agit d'un impératif si l'Europe souhaite se doter des moyens de faire face aux difficultés financières, économiques et sociales qui s'annoncent pour plusieurs autres États membres, dont la France n'est pas des moindres », ont indiqué les parlementaires dans un communiqué.
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Et si la crise financière traversée par la Grèce permettait à l’Europe de franchir le rubicon d’une gouvernance économique fédérale ? C’est dans tous les cas le sentiment naissant des députés radicaux de gauche et apparentés, qui, « défenseurs de longue date d'une Europe fédérale qui assume pleinement son rôle politique, ont voté sans réserve le plan de soutien à la Grèce », lors de l'examen du collectif budgétaire présenté à l'Assemblée.
Pour les députés radicaux, à l'heure où la crise économique mondiale « met en évidence l'impuissance des États à apporter seuls des solutions pérennes », cette première action européenne coordonnée doit constituer l'amorce du réel gouvernement économique au niveau de l'Union que les radicaux de gauche ont toujours appelé de leurs voeux.
« Il s'agit d'un impératif si l'Europe souhaite se doter des moyens de faire face aux difficultés financières, économiques et sociales qui s'annoncent pour plusieurs autres États membres, dont la France n'est pas des moindres », ont indiqué les parlementaires dans un communiqué.

Situation de la Grèce
- par Mickael
28-04-2010 - Paul GIACOBBI
Ma question s’adresse à Mme la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.
Ce qui arrive à la Grèce est le signe précurseur du fait que nous sommes désormais entrés, après la crise bancaire dans celle des trésors publics. Le Portugal et, plus encore, l’Irlande, l’Espagne sont clairement les prochains sur la liste et une récente étude du McKinsey Institute a rappelé l’énormité de l’endettement global du Royaume-Uni, concluant trivialement que l’on ne sort d’une telle situation que par le défaut de paiement, l’inflation ou en se serrant la ceinture !
Pis encore, depuis quelques semaines, les taux d’intérêt des bons du trésor américain ont dépassé les taux représentatifs de la prise de risque sur les obligations privées. Les États se sont terriblement endettés pour sauver les banques et les marchés répondent par des attaques spéculatives contre les trésors publics qui leur ont permis de survivre.
Face à ces attaques, il ne semble exister aucune solidarité des États. L’Allemagne, par exemple, a dépensé 35 milliards d’euros pour recapitaliser la banque Hypo Real Estate, mais semble plus réticente à sauver le crédit de la République hellénique. De même, trois pays de l’Union européenne ont pu, vous le savez, décider en une nuit de sauver Dexia, mais la zone euro dans son ensemble ne semble pas si pressée de porter secours à l’un de ses États membres.
Au fond, si la Grèce était non pas un État mais une banque, la zone euro, la BCE ne l’aurait-elle pas sauvée depuis longtemps déjà ?
La crise des trésors publics qui éclate ces jours-ci se profile en réalité depuis deux ans et va prolonger de plusieurs années la crise économique du monde occidental, et surtout celle de l’Europe.
La France a défendu avec détermination une position courageuse sur la réglementation financière et sur la refonte du système monétaire international. Notre gouvernement est-il déterminé, dans le cadre de la présidence du G20, à faire en sorte que les trésors publics se défendent enfin solidairement contre la spéculation du système financier ?
Réponse de M. François Fillon, Premier Ministre
Monsieur Giacobbi, je voudrais tout d’abord faire remarquer que si la Grèce est aujourd’hui dans une telle situation, ce n’est pas parce qu’elle s’est endettée pour aider ses banques, c’est parce qu’elle s’est endettée tout court et qu’elle a conduit une politique dont le fruit est un déficit presque double de celui qui avait été annoncé. (« Tout à fait ! » sur les bancs du groupe UMP.)
Je voudrais profiter de votre question pour m’adresser à tous ceux qui spéculent aujourd’hui contre la Grèce et, au fond, contre la monnaie européenne. Je veux leur dire de la façon la plus claire qui soit que les États de la zone euro vont assumer toutes leurs responsabilités à l’égard de la Grèce. Nous serons aux côtés de la Grèce comme cela a été décidé au dernier Conseil européen.
Si le gouvernement allemand a pu sembler hésiter, cette impression se dissipera aujourd’hui même. Mme Merkel doit s’exprimer dans quelques minutes et je ne doute pas qu’elle adoptera exactement la même position que le gouvernement français et l’ensemble des États européens.
Nous devons arrêter cette spéculation qui est irrationnelle, qui n’a rien à voir avec la réalité des finances publiques grecques, même si celle-ci est sérieuse. La seule façon de le faire est de réunir immédiatement les 30 milliards d’euros que les pays européens ont permis de prêter à la Grèce pour lui permettre de faire face à ses échéances dans des conditions convenables.
Pour le reste, vous avez raison, monsieur Giacobbi : la France mène le combat pour une réforme profonde du système monétaire ; je vous remercie de l’avoir rappelé. J’entendais hier un député du parti socialiste s’en prendre au Gouvernement qui n’aurait pas de résultats sur ce sujet ; il aurait pu, plutôt, nous apporter son soutien, car il est vrai que nous avons du mal à convaincre l’ensemble des pays qui, s’agissant de cette crise financière, ont une responsabilité. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.) Je pense aux États-Unis, où les débats au Congrès, comme vous le savez, ne vont pas dans le bon sens. Je pense à d’autres pays européens. Je pense à la Chine, où se trouve aujourd’hui le Président de la République. Ces pays doivent, avec nous, prendre leurs responsabilités pour changer les règles d’un système financier qui autorise aujourd’hui une spéculation immorale, une spéculation qui n’a aucun fondement, contre un État que nous allons ensemble protéger, comme nous allons protéger notre monnaie. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.) ... / ... 
28-04-2010 - Paul GIACOBBI
Ma question s’adresse à Mme la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.
Ce qui arrive à la Grèce est le signe précurseur du fait que nous sommes désormais entrés, après la crise bancaire dans celle des trésors publics. Le Portugal et, plus encore, l’Irlande, l’Espagne sont clairement les prochains sur la liste et une récente étude du McKinsey Institute a rappelé l’énormité de l’endettement global du Royaume-Uni, concluant trivialement que l’on ne sort d’une telle situation que par le défaut de paiement, l’inflation ou en se serrant la ceinture !
Pis encore, depuis quelques semaines, les taux d’intérêt des bons du trésor américain ont dépassé les taux représentatifs de la prise de risque sur les obligations privées. Les États se sont terriblement endettés pour sauver les banques et les marchés répondent par des attaques spéculatives contre les trésors publics qui leur ont permis de survivre.
Face à ces attaques, il ne semble exister aucune solidarité des États. L’Allemagne, par exemple, a dépensé 35 milliards d’euros pour recapitaliser la banque Hypo Real Estate, mais semble plus réticente à sauver le crédit de la République hellénique. De même, trois pays de l’Union européenne ont pu, vous le savez, décider en une nuit de sauver Dexia, mais la zone euro dans son ensemble ne semble pas si pressée de porter secours à l’un de ses États membres.
Au fond, si la Grèce était non pas un État mais une banque, la zone euro, la BCE ne l’aurait-elle pas sauvée depuis longtemps déjà ?
La crise des trésors publics qui éclate ces jours-ci se profile en réalité depuis deux ans et va prolonger de plusieurs années la crise économique du monde occidental, et surtout celle de l’Europe.
La France a défendu avec détermination une position courageuse sur la réglementation financière et sur la refonte du système monétaire international. Notre gouvernement est-il déterminé, dans le cadre de la présidence du G20, à faire en sorte que les trésors publics se défendent enfin solidairement contre la spéculation du système financier ?
Réponse de M. François Fillon, Premier Ministre
Monsieur Giacobbi, je voudrais tout d’abord faire remarquer que si la Grèce est aujourd’hui dans une telle situation, ce n’est pas parce qu’elle s’est endettée pour aider ses banques, c’est parce qu’elle s’est endettée tout court et qu’elle a conduit une politique dont le fruit est un déficit presque double de celui qui avait été annoncé. (« Tout à fait ! » sur les bancs du groupe UMP.)
Je voudrais profiter de votre question pour m’adresser à tous ceux qui spéculent aujourd’hui contre la Grèce et, au fond, contre la monnaie européenne. Je veux leur dire de la façon la plus claire qui soit que les États de la zone euro vont assumer toutes leurs responsabilités à l’égard de la Grèce. Nous serons aux côtés de la Grèce comme cela a été décidé au dernier Conseil européen.
Si le gouvernement allemand a pu sembler hésiter, cette impression se dissipera aujourd’hui même. Mme Merkel doit s’exprimer dans quelques minutes et je ne doute pas qu’elle adoptera exactement la même position que le gouvernement français et l’ensemble des États européens.
Nous devons arrêter cette spéculation qui est irrationnelle, qui n’a rien à voir avec la réalité des finances publiques grecques, même si celle-ci est sérieuse. La seule façon de le faire est de réunir immédiatement les 30 milliards d’euros que les pays européens ont permis de prêter à la Grèce pour lui permettre de faire face à ses échéances dans des conditions convenables.
Pour le reste, vous avez raison, monsieur Giacobbi : la France mène le combat pour une réforme profonde du système monétaire ; je vous remercie de l’avoir rappelé. J’entendais hier un député du parti socialiste s’en prendre au Gouvernement qui n’aurait pas de résultats sur ce sujet ; il aurait pu, plutôt, nous apporter son soutien, car il est vrai que nous avons du mal à convaincre l’ensemble des pays qui, s’agissant de cette crise financière, ont une responsabilité. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.) Je pense aux États-Unis, où les débats au Congrès, comme vous le savez, ne vont pas dans le bon sens. Je pense à d’autres pays européens. Je pense à la Chine, où se trouve aujourd’hui le Président de la République. Ces pays doivent, avec nous, prendre leurs responsabilités pour changer les règles d’un système financier qui autorise aujourd’hui une spéculation immorale, une spéculation qui n’a aucun fondement, contre un État que nous allons ensemble protéger, comme nous allons protéger notre monnaie. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.) 
Les propositions du Parti radical de Gauche pour les retraites.
- par Mickael
Jean-Michel Baylet
PARIS, 29 avril 2010 (AFP).
- Le Parti radical de Gauche (PRG) a rendu publiques jeudi ses propositions pour une réforme des retraites, notamment "passer à un système toujours de répartition, mais à points" et instaurer une "politique des temps sociaux" reconnaissant pénibilité ou travail bénévole.
Lors de leur comité directeur national mercredi, les radicaux de gauche ont adopté à l'unanimité un rapport dans lequel ils estiment que "l'approche actuelle du gouvernement, purement comptable et financière, est vouée à l'échec si elle ne s'élargit pas à une réflexion globale sur la société et ses évolutions".
La réforme doit "d'abord comporter un volet consacré à la lutte contre le chômage", ciblée sur jeunes et seniors, et également "s'appuyer sur un plan de relance industrielle".
Elle doit ensuite "consolider le système par répartition en proposant de nouvelles sources de financement pour tenir compte de l'évolution de la part salariale dans la valeur ajoutée (qui n'a cessé de diminuer depuis 20 ans) et du ratio actifs/inactifs".
Il faut "accepter de taxer plus fortement les dividendes, de revenir sur certaines diminutions de charges sociales et sur certaines exemptions fiscales", "réfléchir à une taxation plus juste des patrimoines", jugent-ils.
La réforme doit "enfin stabiliser durablement l'âge de départ en retraite".
"Certes allongée", l'espérance de vie en bonne santé "reste à peine supérieure à 60 ans", note le parti présidé par l'ancien ministre Jean-Michel Baylet.
Pour eux, "allonger les durées de cotisation exigées revient donc à allonger les périodes chômées si on ne tient pas compte des mutations de la société".
Les radicaux de gauche proposent ainsi une politique des "temps sociaux" qui "reconnaissent le travail bénévole (cinq pour cent du Produit intérieur brut), la pénibilité au travail et la prise en charge du +cinquième risque dépendance+".
Il faut instaurer un "système progressif et conséquent de bonus" à la fois pour les jeunes qui effectuent des stages, des temps d'apprentissages et pour les personnes dépassant volontairement l'âge de la retraite.
Le PRG propose également "comme de nombreux mutualistes", de "passer à un système toujours de répartition, mais à points, en rejetant les formules à la suédoise".
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Jean-Michel Baylet
PARIS, 29 avril 2010 (AFP).
- Le Parti radical de Gauche (PRG) a rendu publiques jeudi ses propositions pour une réforme des retraites, notamment "passer à un système toujours de répartition, mais à points" et instaurer une "politique des temps sociaux" reconnaissant pénibilité ou travail bénévole.
Lors de leur comité directeur national mercredi, les radicaux de gauche ont adopté à l'unanimité un rapport dans lequel ils estiment que "l'approche actuelle du gouvernement, purement comptable et financière, est vouée à l'échec si elle ne s'élargit pas à une réflexion globale sur la société et ses évolutions".
La réforme doit "d'abord comporter un volet consacré à la lutte contre le chômage", ciblée sur jeunes et seniors, et également "s'appuyer sur un plan de relance industrielle".
Elle doit ensuite "consolider le système par répartition en proposant de nouvelles sources de financement pour tenir compte de l'évolution de la part salariale dans la valeur ajoutée (qui n'a cessé de diminuer depuis 20 ans) et du ratio actifs/inactifs".
Il faut "accepter de taxer plus fortement les dividendes, de revenir sur certaines diminutions de charges sociales et sur certaines exemptions fiscales", "réfléchir à une taxation plus juste des patrimoines", jugent-ils.
La réforme doit "enfin stabiliser durablement l'âge de départ en retraite".
"Certes allongée", l'espérance de vie en bonne santé "reste à peine supérieure à 60 ans", note le parti présidé par l'ancien ministre Jean-Michel Baylet.
Pour eux, "allonger les durées de cotisation exigées revient donc à allonger les périodes chômées si on ne tient pas compte des mutations de la société".
Les radicaux de gauche proposent ainsi une politique des "temps sociaux" qui "reconnaissent le travail bénévole (cinq pour cent du Produit intérieur brut), la pénibilité au travail et la prise en charge du +cinquième risque dépendance+".
Il faut instaurer un "système progressif et conséquent de bonus" à la fois pour les jeunes qui effectuent des stages, des temps d'apprentissages et pour les personnes dépassant volontairement l'âge de la retraite.
Le PRG propose également "comme de nombreux mutualistes", de "passer à un système toujours de répartition, mais à points, en rejetant les formules à la suédoise".

Débat sur l'évolution de l'emploi industriel en France
- par Mickael
Gérard CHARASSE
Monsieur le président, Madame la ministre, Mes chers collègues,
J’ai la conviction que ce débat est essentiel.
Nous sommes à un tournant. En effet, la question de l’industrie en France est posée, le sujet traverse toutes les couches de la population, les partis politiques, les organisations syndicales.A un tournant, car nous avons assisté, avec désespoir parfois, avec pugnacité dans des combats, peu ont été gagnés, avec violence aussi, au départ de nos industries, aux délocalisations, terme d’ailleurs inventé pour cela. Dans le bassin d’emploi de Vichy, j’ai vu Sediver, archétype de l’entreprise privée européenne, partir en Chine et en Amérique du sud, déboutée deux ans après de la justification économique donnée à son départ, justification qui n’était, nous l’avions dit, qu’une mauvaise excuse. J’ai vu se réduire puis s’en aller Manurhin, filiale de Giat aujourd’hui Nexter. Cinq ans après, l’analyse économique de l’époque s’avère, nous l’avions dit, fausse au point que la production n’a pu reprendre ailleurs et que l’armée française qui s’équipait à Cusset et Bellerive, en faisant travailler 1.200, 700 puis 400 personnes, achète sur étagère, plus cher, des munitions que l’on hésite à charger dans le canon d’un Rafale à 53 millions d’euros. J’ai aussi vu se réduire mais rester Applifil : cette délocalisation sans analyse devait se faire une nuit au coup de poing. Nous nous y sommes physiquement opposés ! Le patron avait pourtant reçu le soutien du Medef local et, d’une certaine manière, de l’État, trouvant que molester un parlementaire était amnistiable.Ces trois événements qui existent hélas à des centaines d’exemplaires dans d’autres départements, pour montrer la dimension collective, d’intérêt général de l’acte de production lorsqu’il mobilise des moyens à cette échelle : cela justifie la nécessité pour l’État de s’intéresser et d’agir dans ce secteur.
Ajoutons deux choses à cet argument qui vaut à toutes les échelles. D’abord l’interdépendance avec le secteur tertiaire voire ce que nous appelons le quaternaire. Ce secteur mis en avant, vit, dans mon département, pour moitié de la commande industrielle, pour l’autre, de la commande et des anticipations des ménages dont le dynamisme tient aux revenus du travail, de la redistribution, tout cela lié également mais indirectement à l’industrie.
Dans l’Allier, en période de crise, c’est l’industrie qui amortit les chocs de conjoncture. Le tertiaire plonge, l’industrie, elle, est écornée en raison de la nature de l’outil de production lourd à l’actif des bilans, des engagements financiers qui font des banques des partenaires obligés et je n’évoque pas à dessein la fierté de ce que l’on appelle encore parfois les « maisons » industrielles, PME, PMI, TPE s’identifiant à un territoire et à son service.
L’engagement public dans l’industrie a connu deux temps : le temps de « l’Etat entrepreneur» s’appuyant notamment sur la constitution de « champions nationaux» ; le temps de « l’Etat facilitateur » avec, par exemple, la constitution de pôles de compétitivité et les interlocuteurs de l’État ont d’abord été les grands groupes. Mais la mesure d’une unité de production n’est pas celle du groupe qui la soutient et en évoquant parfois une TPE, l’État ne comprend pas toujours qu’il est face au média d’un grand groupe dont les intérêts à Vichy par exemple représentent un ou deux pour cent de son compte d’exploitation et dont l’intérêt pour la structure n’est que de savoir si c’est un bon centre de coût ou de profit.
En fait, face aux atermoiements d’aujourd’hui, la question est de savoir si la politique industrielle a encore une place. A partir de l’histoire et de l’actualité, nous, Radicaux, répondons que oui. C’est grâce à l’action publique que la France dispose d'entreprises dans les tout premiers rangs mondiaux et d'avantages décisifs de compétitivité dans l'aéronautique, l'espace, le TGV, le pétrole et l'énergie nucléaire… De plus, la globalisation marque à l’évidence une pause ; la poursuite de la libéralisation des marchés financiers est mise en cause par la crise bancaire ; l'effacement de la nationalité des entreprises dans les OPA et LBO géants questionne l’opinion ; les fonds souverains des pays pétroliers, la sous-évaluation de la monnaie chinoise, la raréfaction des ressources, la course à la sécurisation des approvisionnements en matières premières, la reconquête de l'influence russe… tout nous dit la nécessité d’une politique industrielle, et avec cinq piliers : l’initiative, l’outil, le financement, les Hommes, l’aménagement.
L’initiative doit d’abord être partagée. Il n’y a pas de honte pour un État à dire qu’il veut devenir la terre d’accueil de la recherche, du développement de telle ou telle industrir : orientation politique à choisir et à assumer sur le long terme, où la continuité républicaine doit être respectée, les petits calculs locaux bannis. Mais l’initiative doit aussi être celle des industriels. Un patron de PME doit pouvoir dire à l’État qu’il a besoin d’aide dans ses projets de réactivité en France comme à l’étranger ; nous avons développé tant de corps intermédiaires qu’aucun chef d’entreprise modeste ne peut avoir accès à la pleine mesure des leviers publics : d’où l’idée d’une Agence européenne de l'innovation industrielle adossée à la Banque européenne d'investissement. Deuxièmement l’outil de production : c’est le cœur de l’efficience, où l’investissement doit porter. C’est d’ailleurs, en matière de balance commerciale, ce qui fait la différence avec notre voisin allemand : une remise à niveau s’impose pour les investissements : les fonds du CIR pourraient être efficacement utilisés.
Troisièmement le financement. Une entreprise sur deux est en situation de sous-capitalisation, menace permanente sur l’entreprise et les emplois. Pour y remédier, au-delà des fonds d’adossement régionaux déjà utilisés, il faut mobiliser des fonds aujourd’hui captés (l’épargne française…) par des banques aux desseins variés, parfois très éloignés de notre pays.Quatrièmement, les femmes et les hommes. Comment faire fonctionner un système industriel sans eux ? La difficulté c’est l’adaptation. C’est donc vers la formation continue que doit porter l’effort. Les Radicaux ont déjà proposé la mise en place du Revenu d’Insertion Professionnelle (RIP) et du compte individuel formation ; d’autres y ont réfléchi et voulu les axes de mesures efficaces dans le domaine.
Enfin, que celles et ceux qui regardent encore d’un bien mauvais œil l’État s’engager dans le secteur économique, veuillent bien considérer cela comme un investissement. Si l’engagement de l’État est mesuré, juste, les entreprises vivront mieux, se développeront et c’est avec à la clé pour nos territoires, de l’emploi, de la redistribution, de la confiance, un cercle vertueux que, par essence et par construction l’investisseur privé, solitaire, isolé ignore.Telles sont, chers collègues, les options défendues par les Radicaux, fruit de réflexions, de confrontations avec la réalité et à cet égard, madame le ministre, qui méritent l’attention du gouvernement./.
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Gérard CHARASSE
Monsieur le président, Madame la ministre, Mes chers collègues,
J’ai la conviction que ce débat est essentiel.
Nous sommes à un tournant. En effet, la question de l’industrie en France est posée, le sujet traverse toutes les couches de la population, les partis politiques, les organisations syndicales.A un tournant, car nous avons assisté, avec désespoir parfois, avec pugnacité dans des combats, peu ont été gagnés, avec violence aussi, au départ de nos industries, aux délocalisations, terme d’ailleurs inventé pour cela. Dans le bassin d’emploi de Vichy, j’ai vu Sediver, archétype de l’entreprise privée européenne, partir en Chine et en Amérique du sud, déboutée deux ans après de la justification économique donnée à son départ, justification qui n’était, nous l’avions dit, qu’une mauvaise excuse. J’ai vu se réduire puis s’en aller Manurhin, filiale de Giat aujourd’hui Nexter. Cinq ans après, l’analyse économique de l’époque s’avère, nous l’avions dit, fausse au point que la production n’a pu reprendre ailleurs et que l’armée française qui s’équipait à Cusset et Bellerive, en faisant travailler 1.200, 700 puis 400 personnes, achète sur étagère, plus cher, des munitions que l’on hésite à charger dans le canon d’un Rafale à 53 millions d’euros. J’ai aussi vu se réduire mais rester Applifil : cette délocalisation sans analyse devait se faire une nuit au coup de poing. Nous nous y sommes physiquement opposés ! Le patron avait pourtant reçu le soutien du Medef local et, d’une certaine manière, de l’État, trouvant que molester un parlementaire était amnistiable.Ces trois événements qui existent hélas à des centaines d’exemplaires dans d’autres départements, pour montrer la dimension collective, d’intérêt général de l’acte de production lorsqu’il mobilise des moyens à cette échelle : cela justifie la nécessité pour l’État de s’intéresser et d’agir dans ce secteur.
Ajoutons deux choses à cet argument qui vaut à toutes les échelles. D’abord l’interdépendance avec le secteur tertiaire voire ce que nous appelons le quaternaire. Ce secteur mis en avant, vit, dans mon département, pour moitié de la commande industrielle, pour l’autre, de la commande et des anticipations des ménages dont le dynamisme tient aux revenus du travail, de la redistribution, tout cela lié également mais indirectement à l’industrie.
Dans l’Allier, en période de crise, c’est l’industrie qui amortit les chocs de conjoncture. Le tertiaire plonge, l’industrie, elle, est écornée en raison de la nature de l’outil de production lourd à l’actif des bilans, des engagements financiers qui font des banques des partenaires obligés et je n’évoque pas à dessein la fierté de ce que l’on appelle encore parfois les « maisons » industrielles, PME, PMI, TPE s’identifiant à un territoire et à son service.
L’engagement public dans l’industrie a connu deux temps : le temps de « l’Etat entrepreneur» s’appuyant notamment sur la constitution de « champions nationaux» ; le temps de « l’Etat facilitateur » avec, par exemple, la constitution de pôles de compétitivité et les interlocuteurs de l’État ont d’abord été les grands groupes. Mais la mesure d’une unité de production n’est pas celle du groupe qui la soutient et en évoquant parfois une TPE, l’État ne comprend pas toujours qu’il est face au média d’un grand groupe dont les intérêts à Vichy par exemple représentent un ou deux pour cent de son compte d’exploitation et dont l’intérêt pour la structure n’est que de savoir si c’est un bon centre de coût ou de profit.
En fait, face aux atermoiements d’aujourd’hui, la question est de savoir si la politique industrielle a encore une place. A partir de l’histoire et de l’actualité, nous, Radicaux, répondons que oui. C’est grâce à l’action publique que la France dispose d'entreprises dans les tout premiers rangs mondiaux et d'avantages décisifs de compétitivité dans l'aéronautique, l'espace, le TGV, le pétrole et l'énergie nucléaire… De plus, la globalisation marque à l’évidence une pause ; la poursuite de la libéralisation des marchés financiers est mise en cause par la crise bancaire ; l'effacement de la nationalité des entreprises dans les OPA et LBO géants questionne l’opinion ; les fonds souverains des pays pétroliers, la sous-évaluation de la monnaie chinoise, la raréfaction des ressources, la course à la sécurisation des approvisionnements en matières premières, la reconquête de l'influence russe… tout nous dit la nécessité d’une politique industrielle, et avec cinq piliers : l’initiative, l’outil, le financement, les Hommes, l’aménagement.
L’initiative doit d’abord être partagée. Il n’y a pas de honte pour un État à dire qu’il veut devenir la terre d’accueil de la recherche, du développement de telle ou telle industrir : orientation politique à choisir et à assumer sur le long terme, où la continuité républicaine doit être respectée, les petits calculs locaux bannis. Mais l’initiative doit aussi être celle des industriels. Un patron de PME doit pouvoir dire à l’État qu’il a besoin d’aide dans ses projets de réactivité en France comme à l’étranger ; nous avons développé tant de corps intermédiaires qu’aucun chef d’entreprise modeste ne peut avoir accès à la pleine mesure des leviers publics : d’où l’idée d’une Agence européenne de l'innovation industrielle adossée à la Banque européenne d'investissement. Deuxièmement l’outil de production : c’est le cœur de l’efficience, où l’investissement doit porter. C’est d’ailleurs, en matière de balance commerciale, ce qui fait la différence avec notre voisin allemand : une remise à niveau s’impose pour les investissements : les fonds du CIR pourraient être efficacement utilisés.
Troisièmement le financement. Une entreprise sur deux est en situation de sous-capitalisation, menace permanente sur l’entreprise et les emplois. Pour y remédier, au-delà des fonds d’adossement régionaux déjà utilisés, il faut mobiliser des fonds aujourd’hui captés (l’épargne française…) par des banques aux desseins variés, parfois très éloignés de notre pays.Quatrièmement, les femmes et les hommes. Comment faire fonctionner un système industriel sans eux ? La difficulté c’est l’adaptation. C’est donc vers la formation continue que doit porter l’effort. Les Radicaux ont déjà proposé la mise en place du Revenu d’Insertion Professionnelle (RIP) et du compte individuel formation ; d’autres y ont réfléchi et voulu les axes de mesures efficaces dans le domaine.
Enfin, que celles et ceux qui regardent encore d’un bien mauvais œil l’État s’engager dans le secteur économique, veuillent bien considérer cela comme un investissement. Si l’engagement de l’État est mesuré, juste, les entreprises vivront mieux, se développeront et c’est avec à la clé pour nos territoires, de l’emploi, de la redistribution, de la confiance, un cercle vertueux que, par essence et par construction l’investisseur privé, solitaire, isolé ignore.Telles sont, chers collègues, les options défendues par les Radicaux, fruit de réflexions, de confrontations avec la réalité et à cet égard, madame le ministre, qui méritent l’attention du gouvernement./.

L'économie sociale, la bonne alternative au capitalisme ?
- par Mickael
Article de rue89.fr Par Thierry Jeantet et Jean Matouk
La planète toute entière semble s'être interdit un quelconque droit d'inventaire vis-à-vis du capitalisme. On critique ses excès, sa financiarisation, mais on semble attendre, comme seule issue, son rebond, quitte à admettre qu'il est normal qu'il ait des poussées de fièvre, des crises et des purges salvatrices. L'embellie proclamée, les deux ou trois hirondelles aperçues du côté de la croissance, de l'emploi aux Etats-Unis, des bourses et du prix du pétrole pouvant dispenser de regarder en arrière et plus encore d'échapper aux bonnes vieilles certitudes ! Or, ces hirondelles ne font même pas le printemps car les conditions de fonctionnement financier du capitalisme mondial, qui ont été à l'origine de la crise financière, sont toujours présentes. Des promesses du G20 de Londres, bien peu ont été tenues. Quelques avancées, très insuffisantes sur les paradis fiscaux, une taxation spéciale des profits des banques et des boni, mais rien sur le fonctionnement incestueux des agences de notation vis-à-vis de leurs clients qu'elles cotent et surtout rien en matière de régulation de l'économie mondiale. Une énorme masse de dollars ou euros, volatile, maniée par des institutions financières trop souvent hors sol par rapport à l'économie réelle, menace d'une nouvelle avalanche destructrice.
Une crise multidimensionnelle
D'autant que le mécanisme financier déclencheur de septembre 2008 s'inscrivait dans une mondialisation en crise multidimensionnelle, beaucoup plus profonde, ancienne, durable : Crise alimentaire (comme l'a encore montré le fiasco de la réunion de la FAO en novembre dernier) avec une agriculture de grandes surfaces, de plus en plus « chimique », imposée au monde entier, tuant les productions vivrières et le régime d'ensemencement. Crise énergétique avec un pétrole qui caracole toujours à plus de 80 dollars le baril, sous le double effet d'une pénurie annoncée et du débordement sur ce marché de la spéculation financière. Crise environnementale, évidemment, à laquelle la réunion de Copenhague n'a apporté aucune solution. Crise sociale aiguë dans les pays développés, avec une remontée spectaculaire depuis vingt ans des inégalités, un mode de consommation, qui, du fait même de ces inégalités, est particulièrement générateur de pollution, et un chômage qui restait fort et que la crise a boosté. Crise permanente dans les pays non développés continuant à connaître pauvreté, maladies transmissibles, guerres , révoltes… Il n'en n'est que plus surprenant de voir les réflexions sur la sortie de crise se limiter à la correction ou la réparation du système capitaliste, quel que soit son ressourcement possible. Certes, personne ne peut nier la puissance du capitalisme, sa capacité de contrition (y compris de la part du patron de Davos). Mais la frilosité à remettre en cause ce système lui-même est vraiment étonnante ; d'autant qu'il est pernicieux de le confondre avec la notion de marché ! Option idéologique, force des habitudes ? Comme si, en ce début de seconde décennie du siècle, l'innovation était réservée aux seules sphères technologiques, industrielles mais surtout pas économiques et encore moins sociales et politiques ! Curieux paradoxe !
L'économie sociale, alternative coopérative et mutualiste
Comment aller vers un monde pluriel ? Ouvert à d'autres solutions ? Sans doute en puisant dans des boîtes à outils incontournables : écologisme (face à la crise climatique), marxisme (débarrassé de ses scories)… Mais certainement aussi et peut être d'abord, en observant une alternative trop peu mise en lumière, celle de l'économie sociale au sens propre du terme, avec ses dimensions de propriété privée collective, de juste répartition des richesses créées et de solidarité, de gouvernance démocratique. Cette alternative réelle au capitalisme est contestée tant par ceux qui ne croient qu'en l'entreprise avec « patron-propriétaire », que de l'autre côté par ceux qui rêvent encore de l'économie administrée, ou enfin de ceux qui considèrent qu'un vaste élargissement du compromis redistributif, au sein du capitalisme, suffit. Encore faut-il préciser les modalités exactes de financement de cet élargissement. Une quatrième critique de l'alternative coopérative et mutualiste émane de ceux qui la considèrent comme une idée sympathique, mais qui, n'ayant pas percé, surtout médiatiquement, doit être rangée au musée des utopies. Cette dernière critique est peut être la plus dangereuse aujourd'hui, dans un médiasphère ou n'existe que ce qui est médiatisé.
L'économie sociale, bien adaptée à la mondialisation
Or, cette alternative de l'économie sociale est vivace et probante. Elle concerne déjà des centaines de millions de personnes sur chaque continent à travers des mutuelles, coopératives, associations, communautés, « charities », fondations… Elle semble particulièrement bien adaptée à une mondialisation exigeante où le sens du collectif dans l'effort doit trouver sa contrepartie dans la distribution équitable des revenus, gage de la réussite durable d'une économie soumise à des critères d'efficacité sociale, civique, environnementale. Il faut en effet s'interroger sur l'articulation entre l'organisation sociale de la production et des échanges, et un mode de croissance qui intègre inévitablement le respect en tous points des femmes et des hommes quels qu'ils soient et celui de notre Terre-Patrie. Il faut, là aussi, innover et notamment sortir du débat classique entre d'une part, une croissance du PIB dévoreuse d'énergie et d'environnement, décérébrante par son mode de promotion de la consommation, et d'autre part, une décroissance purificatrice. C'est pourquoi nous avons créé, avec des économistes, sociologues, philosophes, entrepreneurs, un « Forum pour une autre économie ». Nous espérons ouvrir en son sein un cycle de débats pour imaginer ce que pourrait être une nouvelle économie à la fois citoyenne, sociale et environnementale. Nous appelons d'ores-et-déjà tous ceux qui sont intéressés à participer aux colloques que nous allons organiser à partir d'octobre 2010, dans tous les domaines ou nous pensons pouvoir proposer une « autre » économie.
► Un site sera prochainement ouvert. Ceux qui sont intéressés peuvent adresser leurs suggestions à jean.matouk@wanadoo.fr ou thierry.jeantet@euresa.org ... / ... 
Article de rue89.fr Par Thierry Jeantet et Jean Matouk
La planète toute entière semble s'être interdit un quelconque droit d'inventaire vis-à-vis du capitalisme. On critique ses excès, sa financiarisation, mais on semble attendre, comme seule issue, son rebond, quitte à admettre qu'il est normal qu'il ait des poussées de fièvre, des crises et des purges salvatrices. L'embellie proclamée, les deux ou trois hirondelles aperçues du côté de la croissance, de l'emploi aux Etats-Unis, des bourses et du prix du pétrole pouvant dispenser de regarder en arrière et plus encore d'échapper aux bonnes vieilles certitudes ! Or, ces hirondelles ne font même pas le printemps car les conditions de fonctionnement financier du capitalisme mondial, qui ont été à l'origine de la crise financière, sont toujours présentes. Des promesses du G20 de Londres, bien peu ont été tenues. Quelques avancées, très insuffisantes sur les paradis fiscaux, une taxation spéciale des profits des banques et des boni, mais rien sur le fonctionnement incestueux des agences de notation vis-à-vis de leurs clients qu'elles cotent et surtout rien en matière de régulation de l'économie mondiale. Une énorme masse de dollars ou euros, volatile, maniée par des institutions financières trop souvent hors sol par rapport à l'économie réelle, menace d'une nouvelle avalanche destructrice.
Une crise multidimensionnelle
D'autant que le mécanisme financier déclencheur de septembre 2008 s'inscrivait dans une mondialisation en crise multidimensionnelle, beaucoup plus profonde, ancienne, durable : Crise alimentaire (comme l'a encore montré le fiasco de la réunion de la FAO en novembre dernier) avec une agriculture de grandes surfaces, de plus en plus « chimique », imposée au monde entier, tuant les productions vivrières et le régime d'ensemencement. Crise énergétique avec un pétrole qui caracole toujours à plus de 80 dollars le baril, sous le double effet d'une pénurie annoncée et du débordement sur ce marché de la spéculation financière. Crise environnementale, évidemment, à laquelle la réunion de Copenhague n'a apporté aucune solution. Crise sociale aiguë dans les pays développés, avec une remontée spectaculaire depuis vingt ans des inégalités, un mode de consommation, qui, du fait même de ces inégalités, est particulièrement générateur de pollution, et un chômage qui restait fort et que la crise a boosté. Crise permanente dans les pays non développés continuant à connaître pauvreté, maladies transmissibles, guerres , révoltes… Il n'en n'est que plus surprenant de voir les réflexions sur la sortie de crise se limiter à la correction ou la réparation du système capitaliste, quel que soit son ressourcement possible. Certes, personne ne peut nier la puissance du capitalisme, sa capacité de contrition (y compris de la part du patron de Davos). Mais la frilosité à remettre en cause ce système lui-même est vraiment étonnante ; d'autant qu'il est pernicieux de le confondre avec la notion de marché ! Option idéologique, force des habitudes ? Comme si, en ce début de seconde décennie du siècle, l'innovation était réservée aux seules sphères technologiques, industrielles mais surtout pas économiques et encore moins sociales et politiques ! Curieux paradoxe !
L'économie sociale, alternative coopérative et mutualiste
Comment aller vers un monde pluriel ? Ouvert à d'autres solutions ? Sans doute en puisant dans des boîtes à outils incontournables : écologisme (face à la crise climatique), marxisme (débarrassé de ses scories)… Mais certainement aussi et peut être d'abord, en observant une alternative trop peu mise en lumière, celle de l'économie sociale au sens propre du terme, avec ses dimensions de propriété privée collective, de juste répartition des richesses créées et de solidarité, de gouvernance démocratique. Cette alternative réelle au capitalisme est contestée tant par ceux qui ne croient qu'en l'entreprise avec « patron-propriétaire », que de l'autre côté par ceux qui rêvent encore de l'économie administrée, ou enfin de ceux qui considèrent qu'un vaste élargissement du compromis redistributif, au sein du capitalisme, suffit. Encore faut-il préciser les modalités exactes de financement de cet élargissement. Une quatrième critique de l'alternative coopérative et mutualiste émane de ceux qui la considèrent comme une idée sympathique, mais qui, n'ayant pas percé, surtout médiatiquement, doit être rangée au musée des utopies. Cette dernière critique est peut être la plus dangereuse aujourd'hui, dans un médiasphère ou n'existe que ce qui est médiatisé.
L'économie sociale, bien adaptée à la mondialisation
Or, cette alternative de l'économie sociale est vivace et probante. Elle concerne déjà des centaines de millions de personnes sur chaque continent à travers des mutuelles, coopératives, associations, communautés, « charities », fondations… Elle semble particulièrement bien adaptée à une mondialisation exigeante où le sens du collectif dans l'effort doit trouver sa contrepartie dans la distribution équitable des revenus, gage de la réussite durable d'une économie soumise à des critères d'efficacité sociale, civique, environnementale. Il faut en effet s'interroger sur l'articulation entre l'organisation sociale de la production et des échanges, et un mode de croissance qui intègre inévitablement le respect en tous points des femmes et des hommes quels qu'ils soient et celui de notre Terre-Patrie. Il faut, là aussi, innover et notamment sortir du débat classique entre d'une part, une croissance du PIB dévoreuse d'énergie et d'environnement, décérébrante par son mode de promotion de la consommation, et d'autre part, une décroissance purificatrice. C'est pourquoi nous avons créé, avec des économistes, sociologues, philosophes, entrepreneurs, un « Forum pour une autre économie ». Nous espérons ouvrir en son sein un cycle de débats pour imaginer ce que pourrait être une nouvelle économie à la fois citoyenne, sociale et environnementale. Nous appelons d'ores-et-déjà tous ceux qui sont intéressés à participer aux colloques que nous allons organiser à partir d'octobre 2010, dans tous les domaines ou nous pensons pouvoir proposer une « autre » économie.
► Un site sera prochainement ouvert. Ceux qui sont intéressés peuvent adresser leurs suggestions à jean.matouk@wanadoo.fr ou thierry.jeantet@euresa.org 
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L'Assemblée Générale confirme les candidats.
- par Mickael
le 04/02/2010 - 01:22
Le Parti Radical de Gauche de Seine Maritime réuni en assemblée départementale le samedi 23 janvier 2010 à Lillebonne à confirmé et validé la présence sur la liste : A Gauche avec Alain LE VERN « J’aime ma Région »de · Daniel LESUEUR : Maire adjoint à Barentin, conseiller régional sortant · Valérie GIBERT -THIEULENT : conseillère régionale sortante · Patricia L’ANTOINE : conseillère municipale à Notre Dame de Gravenchon · Frédéric MARCHE : conseiller municipal à Cléon
Les Radicaux ont confirmé leur attachement à poursuivre l’action menée et le bilan partagé dans tous les domaines de compétence, notamment dans la formation, les transports, les lycées et le développement économique. La région doit continuer à œuvrer pour servir et défendre au mieux les intérêts de nos concitoyens.
La Réunification de la Normandie reste une préoccupation de notre parti en sachant que Remettre l’Homme au cœur du débat reste notre priorité.Les Radicaux appellent à une mobilisation de tous pour le succès de la Gauche dès le 1ertour.
Daniel LESUEUR
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Le Parti Radical de Gauche de Seine Maritime réuni en assemblée départementale le samedi 23 janvier 2010 à Lillebonne à confirmé et validé la présence sur la liste : A Gauche avec Alain LE VERN « J’aime ma Région »de · Daniel LESUEUR : Maire adjoint à Barentin, conseiller régional sortant · Valérie GIBERT -THIEULENT : conseillère régionale sortante · Patricia L’ANTOINE : conseillère municipale à Notre Dame de Gravenchon · Frédéric MARCHE : conseiller municipal à Cléon
Les Radicaux ont confirmé leur attachement à poursuivre l’action menée et le bilan partagé dans tous les domaines de compétence, notamment dans la formation, les transports, les lycées et le développement économique. La région doit continuer à œuvrer pour servir et défendre au mieux les intérêts de nos concitoyens.
La Réunification de la Normandie reste une préoccupation de notre parti en sachant que Remettre l’Homme au cœur du débat reste notre priorité.Les Radicaux appellent à une mobilisation de tous pour le succès de la Gauche dès le 1ertour.
Daniel LESUEUR

Régionales 2010 : Le PRG dans la dynamique du rassemblement de la gauche !
- par Mickael
le 03/02/2010 - 22:25
En Haute Normandie, les négociations entre le PRG et le PS ont été une nouvelle occasion de débattre avec franchise et de décider en confiance, d’actions précises en faveur de tous les Hauts Normands en général et de la réunification de la Normandie en particulier.
L’accord politique régional, dans le prolongement de l’accord national intervenu entre jean Michel BAYLET et Martine AUBRY, que nous avons signé le samedi 9 janvier à l’occasion de la réunion des animateurs de la campagne électorale est un premier élément ouvrant la voie au rassemblement de toute la gauche et au delà de toutes les forces républicaines qui se retrouvent dans les propositions formulées par Alain LE VERN et de tous ses colistiers.
Le PRG compte aujourd’hui 3 Conseillers Régionaux, (Daniel LESUEUR, Christine FILLATRE, Valérie GIBERT-THIEULENT) et nous espérons bien en compter 4 à l’issue du prochain scrutin.
La mobilisation générale est donc à l’ordre du jour et la fédération régionale du PRG de Haute-Normandie s’engage pleinement dans la campagne électorale pour que 2010 soit une nouvelle victoire de la gauche au service de tous les Hauts Normands.
Yves BERTRAND
Président de la fédération régionale du PRG Le 10 janvier 2010
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En Haute Normandie, les négociations entre le PRG et le PS ont été une nouvelle occasion de débattre avec franchise et de décider en confiance, d’actions précises en faveur de tous les Hauts Normands en général et de la réunification de la Normandie en particulier.
L’accord politique régional, dans le prolongement de l’accord national intervenu entre jean Michel BAYLET et Martine AUBRY, que nous avons signé le samedi 9 janvier à l’occasion de la réunion des animateurs de la campagne électorale est un premier élément ouvrant la voie au rassemblement de toute la gauche et au delà de toutes les forces républicaines qui se retrouvent dans les propositions formulées par Alain LE VERN et de tous ses colistiers.
Le PRG compte aujourd’hui 3 Conseillers Régionaux, (Daniel LESUEUR, Christine FILLATRE, Valérie GIBERT-THIEULENT) et nous espérons bien en compter 4 à l’issue du prochain scrutin.
La mobilisation générale est donc à l’ordre du jour et la fédération régionale du PRG de Haute-Normandie s’engage pleinement dans la campagne électorale pour que 2010 soit une nouvelle victoire de la gauche au service de tous les Hauts Normands.
Yves BERTRAND
Président de la fédération régionale du PRG Le 10 janvier 2010

Edito Septembre
- par mickael
le 30/08/2009 - 22:06
L'université d'été du Parti socialiste vient de prendre fin, et nous nous félicitons de la volonté de consensus recherché , mais n'en restons pas moins inquiet de l'imminence des prochaines échéances électorales.
Les Radicaux ont été les premiers à porter l'idée de primaires à gauche, et l'expérience malheureuse de 2001 est suffisamment proche pour rappeler que le Parti Socialiste à lui seul n'est pas en mesure de porter un candidat de Gauche au second tour de l'élection présidentielle.
L'absence d'accord et la trop grande suffisance du candidat socialiste de l'époque, montre a quel point il est difficile pour la gauche de gagner si elle n'est pas rassemblée.
Le score de Ségolène Royal au premier tour de la présidentielle de 2007, n'est pas plus important que la somme de ceux de Christiane Taubira candidate PRG, Jean-Pierre Chevenement candidat MRC, et Lionel Jospin Candidat PS.
Nous ne tirons aucune fierté de ce constat, juste d'être respecter au titre de partenaire ayant la volonté de promouvoir la victoire de la Gauche. C'est dans le but de ne plus revivre le traumatisme du 21 Avril 2001 que nous avons dès 2004, demandé la création de primaires pour toute la gauche.
La force de la Droite, c'est non seulement la faiblesse de la gauche, mais c'est aussi d'avoir été en mesure de rassembler sans volonté d'hégémonie au delà de sa propre formation. Nous devons être en mesure de le faire de manière plus constructive zn adapta le concept à notre réalité. Voilà pourquoi quelques temps auparavant, nous avions réclamé la constitution d'une coalition de toutes les forces de gauche dans un nouveau parti que nous aurions pu appeler La Gauche. Chacun y conservant son identité, cette structure aurait eu la charge d'organiser de manière équilibré les primaires et de créer les conditions du dialogue, et l'indispensable consensus nécessaire pour mener à la victoire.
Actuellement, cette structure ne pourra voir le jour, tant que nos collègues socialistes brandissent avec suffisance leur suprématie à Gauche. Mais de quelle suprématie parlons nous, si ça n'est justement la force que confère la coalition de courants internes disparates.
Aujourd'hui les conservateurs vont même jusqu'à rallient le CPNT et le MPF , c'est dire à quel point ils sont déjà en ordre de bataille pour mener le combat des régionales. La campagne a même déjà commencé, avec la visite régulière dans notre région du candidat-ministre de Droite, qui utilise sa fonction pour faire le plein d'apparitions médiatiques.
A Gauche, nous avons pris l'initiative d'appeler au rassemblement le plus large, dès après le résultat des élections Européennes, souhaitant une rencontre au plus vite pour mettre en œuvre une stratégie porteuse de victoire.
L'échelle régionale est, avec ses prérogatives un échelon important de la vie publique. Si la Haute-Normandie est l'une des régions les mieux géré de France, c'est en partie grâce à la gestion conjointe de toute la gauche.
A ce jour, nous avons eu une réponse de la part du PS, qui ne s'est pas encore traduite par une rencontre ! Pourtant il n'est plus urgent d'attendre, mais d'agir, les régionales ont lieux dans quelques mois.
Notre inquiétude est d'autant plus grande, avec la volonté affichée des Verts de mener des listes autonomes dans toutes les régions.
Dans l'optique de la victoire, nous espérons ardemment la création d'une liste d'union dès le premier tour, et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour y parvenir. Dans le pire des cas, comme nous l'avons toujours fait, nous saurons prendre nos responsabilités si les conditions imposées par nos partenaires n'étaient ni correctes, ni réalistes.
La droite l'a bien compris, le prix de la victoire, c'est l'union.
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L'université d'été du Parti socialiste vient de prendre fin, et nous nous félicitons de la volonté de consensus recherché , mais n'en restons pas moins inquiet de l'imminence des prochaines échéances électorales. Les Radicaux ont été les premiers à porter l'idée de primaires à gauche, et l'expérience malheureuse de 2001 est suffisamment proche pour rappeler que le Parti Socialiste à lui seul n'est pas en mesure de porter un candidat de Gauche au second tour de l'élection présidentielle. L'absence d'accord et la trop grande suffisance du candidat socialiste de l'époque, montre a quel point il est difficile pour la gauche de gagner si elle n'est pas rassemblée. Le score de Ségolène Royal au premier tour de la présidentielle de 2007, n'est pas plus important que la somme de ceux de Christiane Taubira candidate PRG, Jean-Pierre Chevenement candidat MRC, et Lionel Jospin Candidat PS. Nous ne tirons aucune fierté de ce constat, juste d'être respecter au titre de partenaire ayant la volonté de promouvoir la victoire de la Gauche. C'est dans le but de ne plus revivre le traumatisme du 21 Avril 2001 que nous avons dès 2004, demandé la création de primaires pour toute la gauche. La force de la Droite, c'est non seulement la faiblesse de la gauche, mais c'est aussi d'avoir été en mesure de rassembler sans volonté d'hégémonie au delà de sa propre formation. Nous devons être en mesure de le faire de manière plus constructive zn adapta le concept à notre réalité. Voilà pourquoi quelques temps auparavant, nous avions réclamé la constitution d'une coalition de toutes les forces de gauche dans un nouveau parti que nous aurions pu appeler La Gauche. Chacun y conservant son identité, cette structure aurait eu la charge d'organiser de manière équilibré les primaires et de créer les conditions du dialogue, et l'indispensable consensus nécessaire pour mener à la victoire. Actuellement, cette structure ne pourra voir le jour, tant que nos collègues socialistes brandissent avec suffisance leur suprématie à Gauche. Mais de quelle suprématie parlons nous, si ça n'est justement la force que confère la coalition de courants internes disparates. Aujourd'hui les conservateurs vont même jusqu'à rallient le CPNT et le MPF , c'est dire à quel point ils sont déjà en ordre de bataille pour mener le combat des régionales. La campagne a même déjà commencé, avec la visite régulière dans notre région du candidat-ministre de Droite, qui utilise sa fonction pour faire le plein d'apparitions médiatiques. A Gauche, nous avons pris l'initiative d'appeler au rassemblement le plus large, dès après le résultat des élections Européennes, souhaitant une rencontre au plus vite pour mettre en œuvre une stratégie porteuse de victoire. L'échelle régionale est, avec ses prérogatives un échelon important de la vie publique. Si la Haute-Normandie est l'une des régions les mieux géré de France, c'est en partie grâce à la gestion conjointe de toute la gauche. A ce jour, nous avons eu une réponse de la part du PS, qui ne s'est pas encore traduite par une rencontre ! Pourtant il n'est plus urgent d'attendre, mais d'agir, les régionales ont lieux dans quelques mois. Notre inquiétude est d'autant plus grande, avec la volonté affichée des Verts de mener des listes autonomes dans toutes les régions. Dans l'optique de la victoire, nous espérons ardemment la création d'une liste d'union dès le premier tour, et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour y parvenir. Dans le pire des cas, comme nous l'avons toujours fait, nous saurons prendre nos responsabilités si les conditions imposées par nos partenaires n'étaient ni correctes, ni réalistes. La droite l'a bien compris, le prix de la victoire, c'est l'union. 
Primaire, oui mais...
- par mickael
le 30/08/2009 - 21:40
Primaires: Baylet (PRG) d'accord AFP 29/08/2009
Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, prévenu aujourd'hui que son parti ne participerait à des primaires ouvertes proposées par le PS que s'il s'agissait de désigner "un candidat de la gauche" et non un candidat socialiste.
"S'il s'agit de désigner le candidat socialiste, alors c'est pas la peine de nous inviter", a affirmé le sénateur à l'AFP, à La Rochelle, où le PS a réuni son université d'été. Pour lui, tout le monde doit pouvoir se présenter à ces primaires pour désigner un "candidat indiscutable" pour la présidentielle de 2012. "Et dans le même temps, on construit ensemble un projet. C'est comme cela que cela doit marcher", a-t-il dit.
Alors que la première secrétaire du PS Martine Aubry a évoqué des primaires ouvertes "pour désigner un candidat socialiste à la présidentielle", M. Baylet a fait valoir que dans son esprit, il s'agissait d'une première étape - une sélection interne au PS- avant les primaires ouvertes à des candidats non socialistes.
Il a affirmé avoir eu une discussion longue en ce sens avec Martine Aubry Mercredi. S'agissant du calendrier évoqué par Mme Aubry -modalités arrêtées avant l'été 2010 et primaires début 2011-, M. Baylet a réitéré son souhait que cette consultation ait lieu plus tôt, en 2010.
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Primaires: Baylet (PRG) d'accord AFP 29/08/2009
Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, prévenu aujourd'hui que son parti ne participerait à des primaires ouvertes proposées par le PS que s'il s'agissait de désigner "un candidat de la gauche" et non un candidat socialiste.
"S'il s'agit de désigner le candidat socialiste, alors c'est pas la peine de nous inviter", a affirmé le sénateur à l'AFP, à La Rochelle, où le PS a réuni son université d'été. Pour lui, tout le monde doit pouvoir se présenter à ces primaires pour désigner un "candidat indiscutable" pour la présidentielle de 2012. "Et dans le même temps, on construit ensemble un projet. C'est comme cela que cela doit marcher", a-t-il dit.
Alors que la première secrétaire du PS Martine Aubry a évoqué des primaires ouvertes "pour désigner un candidat socialiste à la présidentielle", M. Baylet a fait valoir que dans son esprit, il s'agissait d'une première étape - une sélection interne au PS- avant les primaires ouvertes à des candidats non socialistes.
Il a affirmé avoir eu une discussion longue en ce sens avec Martine Aubry Mercredi. S'agissant du calendrier évoqué par Mme Aubry -modalités arrêtées avant l'été 2010 et primaires début 2011-, M. Baylet a réitéré son souhait que cette consultation ait lieu plus tôt, en 2010.

Spot Radical pour les Européennes
- par Mickael
le 02/06/2009 - 20:12
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